Pour pouvoir garder le contact de Février 2006 à Mars 2007, je vous invite à consulter mon modeste journal de bord, afin de partager avec vous mon expérience au Rwanda...

28 novembre 2006

The Fellowship of the Midst

Depuis que je suis au Rwanda, je crois pouvoir dire que j’ai vécu un bon paquet de moments uniques, inoubliables, irréels. Tout n’est pas rose encore une fois, sans évoquer les derniers événements, ça n’est pas tous les jours faciles pour moi d’être ici.

Mais justement, c’est un bien drôle de week-end que je viens de passer, a week-end to remember…

Départ pour Gisenyi, au bord du Lac Kivu, histoire de profiter un peu de la plage, de la douceur de vivre de cette station balnéaire un peu désuète mais charmante et du poste frontière avec le Congo qui me fait fantasmer depuis que je suis ici. Ah lalalala… J’espère y aller bientôt ! A Gisenyi, Stephanie et moi rejoignons nos compagnons pour le week-end, le "Butare crew", à savoir Kim, Corrie et Debbie, des amies canadiennes qui participent à un projet de recherche sur les gacacas.

Départ le lendemain pour Ruhengeri, au cœur de la chaîne de volcans du Nord du Rwanda, paysages impossibles à décrire, tout est réuni, le brouillard, les volcans, le coucher du soleil et un drôle de trajet dans un minibus bondé, dans la joie et la bonne humeur. Andrew, un autre ami canadien nous rejoint à Ruhengeri, the Fellowship est au complet.

Départ à l’aube pour… vous l’avez deviné, se lancer sur les pentes du Parc National Virunga à la recherche des derniers gorilles de montagne de la planète. Il n’en reste que 700 dans le monde et près de la moitie se trouve au Rwanda. Depuis que je suis ici, j’essaye, par mes photos ou mes récits, d’inciter les uns ou les autres à venir découvrir ce pays sublime. Là, j’ai trouvé l’argument ultime : venez, venez pour observer les gorilles comme nous avons eu la chance de la faire… !

Après répartition des touristes par groupe de gorilles (seulement 4 "familles" de gorilles peuvent être visitées par les touristes et seulement 35 touristes sont autorisés à le faire chaque jour), nous avons hérité du groupe "13", à notre grand plaisir car ce groupe contient beaucoup de bébés.

Dans un paysage digne du film "Gorilles dans la Brume", on marche pendant 1h30 à travers des forets de bambous géants, dans une végétation luxuriante et humide, de la boue jusqu’aux genoux, en essayant (sans succès) de ne pas glisser sur les pentes escarpées des collines ou des volcans, on ne sait plus trop. Nous sommes entre 2500 et 3000 mètres d’altitude.

Et puis notre guide pointe de loin des petites taches noires à flanc de collines qui s’activent à droite et à gauche. C’est parti pour une dernière ascension, la plus glissante, la pente est raide et les orties géantes dont raffolent les gorilles la recouvrent complètement. Nos guides émettent de petits grondements sourds pour rassurer les gorilles de nos intentions pacifiques. Et puis, ça y est, de façon surréaliste, on se trouve nez à nez avec un groupe de 20 gorilles, les plus proches à moins de 3 mètres de nous. Deux petits se chamaillent ou se donnent en spectacle devant nous, une maman trimbale son bébé par les pieds, sur son dos (le petit dernier, qui n’a même pas 2 mois), le male dominant à dos argenté (appelé "the special one" car il a pris contrôle de ce groupe il y a 3 ans et est allé s’approprier déjà 7 femelles dans d’autres groupes en Ouganda et au Congo… Good on you mate !) n’est pas loin et garde un œil sur notre groupe sans en avoir l’air. Je regarde autours de moi, tout notre groupe à un sourire jusqu’aux oreilles un peu niais, le regard hébété, n’arrivant pas à réaliser ce que nous sommes en train de vivre, au milieu d’un groupe de gorilles. Nous passerons une heure hors du temps avec eux avant de devoir partir, juste au moment où la pluie commence à tomber. Du coup le retour sera plus difficile et encore plus glissant mais impossible de s’en plaindre après ce que l’on vient de vivre. Au contraire même, ça n’a fait que renforcer mon expérience "Gorilles dans la brume".

Retour à Kigali et à la vie réelle, the Fellowship of the Midst doit se séparer. C’en est presque difficile après ce que l’on vient de vivre ! Un jour, au moins une fois, allez au Rwanda…

5 Comments:

Anonymous Kirsti said...

Wow, I'm a bit jealous... Let's hope I'll be face to face with a polar bear soon so that I can have some big animals in my life too. By the way, I undersstood basically everything, I'm probably the the person in Spitzbergen, or maybe the whole of Norway, who is most fluent in French. :)

2:19 PM

 
Anonymous Kristell said...

Hola,

wooaaw ca a l'air cool le Rwanda ! En fait j'aimerais bien y faire mon stage de fin d'etude en developpemnt rural. est-ce ton ONG ou d'autres ONG la bas travaillent dans ce domaine ? Et est-ce que tu pourrais me renseigner ?
HAve fun in Rwanda !, if u wanna see how Ecudor is fun come and visit my blog:
http://www.akristell.canalblog.com

ciao
Kristell

4:35 PM

 
Anonymous natch said...

Tu as enfin retrouvé ta vraie famille, et tu as l'air de bien accepter la vérité. Tu dois te lancer maintenant, quitte à infiltrer d'autres groupes, s'il le faut. Good luck mate ! You too could be "The Special One" ! Promis on viendra te rendre visite de temps en temps, dans les brumes de ces montagnes magnifiques.

10:55 PM

 
Anonymous Guillaume said...

Et ben moi aussi je suis un peu jealous ... J'avais vu la même famille (j'ai le certificat pour le prouver).

A chaque fois que je vois tes photos et lis tes petits commentaire, j'ai un pincement de coeur qui me fait dire que j'aimerais tellement être encore un peu avec vous !

Heureusement que l'encre virtuelle ne bave pas avec les quelques larmes que je verse ...

11:21 PM

 
Blogger Dom said...

Guillaume, t'as recu mon mail ? Je ne me suis pas plante d'adresse ? On pense a toi mec, Emmanuel part vendredi, ca va faire quand meme un peu bizarre, j'ai l'impression d'etre le dernier des Mohicans...

PS: moi aussi j'ai mon certificat, fais pas ton craneur...

11:56 AM

 

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